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INTERVIEW

VOILA UNE PETITE INTERVIEW DE STEPHANE ROUSSEAU

A l'extrême, il y a le latino lover qui vous fait butiner dans le public pour trouver la perle rare. Puisque vous faites monter sur scène chaque soir une femme. Vous est-il arrivé un soir de tomber sur des laiderons au point de chercher longtemps ?

S.R : Ecoute, non ! Cela m'arrive de ne pas trouver le casting parfait. J'hésite avec les mineurs de 15 ans car mon "Latino Lover" va très loin. Alors que ces jeunes filles sont plus enthousiastes à monter sur scène. Il ne faut pas être trop âgé non plus. Ici, à Paris je n'ai eu aucun problème. Une fois, une femme de 50 ans est venue. J'ai hésité. D'habitude, je vais pas en dessous de 35 ans. Elle était très élégante. C'était magique. Elle me courait après. Les rôles se sont inversés. Les filles belles ne veulent pas trop bouger, être sur leur meilleur profil.

Est-ce qu'une fois ça a débordé ?

S.R : Ouais ! Un soir, il y avait un groupe de dix filles devant moi. Elles étaient sorties ensemble, picolaient. Pendant le spectacle ce groupe était assez bruyant. J'ai choisi l'une d'entre-elles.

L'erreur !

S.R : Oui ! Elle avait bu. Elle n'était plus gênée. Elle levait son chandail. La fille essayait de me prendre à des endroits que je ne voulais pas sur scène. Cela a été très lourd !

Si on dit de vous que vous êtes un beau gosse, est-ce que quelque part je rentre dans votre intimité ?

S.R : Ecoute, je sais pas. Les goûts ne sont pas discutés. Ce n'est pas forcément bien d'avoir une belle gueule quand on fait de l'humour. Personnellement je m'en sers pour parodier des mannequins, des chanteurs beaux gosses. Les humoristes qui ont de sales tronches s'en servent aussi.

Les gosses c'est une expression particulière au Québec ?

S.R : Oui ! On parle de couilles, de coucougnettes ici pour être poli. Je dis dans mon spectacle : " J'ai été surpris quand un chauffeur de taxi me confiait qu'il embrassait ses gosses avant de partir au travail. "Au départ, je le trouvais souple le mec.

Vous développez l'homme idéal dans l'un de vos sketchs. Il y a notamment le timide anglophone. Ce passage fait beaucoup penser à Jerry Lewis dans "Le Tombeur de ces dames". Est-ce un clin d'½il ?

S.R : Pas consciemment ! Effectivement, c'est une de mes grandes influences. Quand j'étais môme, j'aimais cet humour clownesque avec beaucoup de grimaces et timide à la fois. J'étais clown à mon jeune âge.

Euh... Vous êtes encore jeune.

S.R : Ah oui ! (Rires !). Je faisais du jonglage. J'ai été approché par le monde du cirque. J'aimais le jeu physique.


INTERVIEW

# Posté le samedi 29 mars 2008 12:01

Modifié le samedi 12 avril 2008 05:05

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